Diam 24 à Tahiti

La première édition du World Diam Tour a été officiellement annoncée par la classe Diam 24 od

Cinq années après son lancement, le Diam 24 One Design continue de surprendre avec la création du Diam World Tour. Ce nouveau circuit – qui compte aujourd’hui trois épreuves – est rendu possible par le succès international de ce trimaran monotype de 24 pieds (7,3 mètres). Support officiel du Tour Voile depuis 2015, il séduit un public de plus en plus large et la barre des 100 unités en circulation devrait être passée dans les prochains mois. Spectaculaire tout en restant fun, accessible et d’une parfaite monotypie, le Diam 24 od  a maintenant des adeptes dans plusieurs pays et des courses de haut niveau sont proposées sur trois continents.

Trois continents
En février, huit équipages ont rejoint la chaleur du Moyen Orient pour disputer la nouvelle formule du Sailing Arabia The Tour (SATT) à Oman. Cette première épreuve du World Diam Tour est suivie par l’épreuve phare de ce World Tour, le TourVoile, qui sera notamment dotée d’un pondération supérieure.

La saison s’achève dans les eaux polynésiennes avec le Grand Prix Pacifique des Jeux (Tahiti), qui sera doté d’un prize money de 5 000 euros*. Le Tahitien Teva Plichart, deuxième du Tour Voile l’année dernière avec Trésors de Tahiti est l’un des initiateurs de ce Tour. « C’est une idée intéressante car ça va dynamiser la classe et faire monter le niveau. Ça va aussi faire venir des étrangers » explique-t-il. Le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) a été le premier à s’inscrire à ces différentes épreuves pour « naviguer dans des coins différents » et aussi pour passer le plus de temps possible en mer et gagner en compétitivité.

Cahier des charges
Les épreuves du Diam World Tour doivent répondre à un cahier des charges précis destiné à garantir les meilleurs standards d’organisation tant à terre que sur l’eau. Les régates doivent comporter des courses au plus près du public, les stadiums, mais aussi des parcours côtiers ainsi que des raids de plusieurs dizaines de milles, destinés à éprouver l’endurance des marins. Pour être labellisée, une épreuve doit par ailleurs durer 5 jours au minimum et ne pas dépasser les 17 jours de compétition.

Comme la convivialité fait partie intégrante du package, il est également demandé aux organisateurs de faciliter la venue des accompagnateurs, qu’il s’agisse de la famille ou des partenaires. « Le principe de ce Tour est de proposer de grandes aventures, comme ça a été le cas avec le Sailing Arabia The Tour à Oman. Cela permet de partir à plusieurs, éventuellement en famille. On veut allier le sport, et la découverte » souligne Vianney Ancellin, patron du chantier et à l’origine du concept.

Le premier champion du monde de Diam 24 One Design sera donc annoncé au mois de novembre, à l’issue du Grand Prix Pacifique des Jeux. L’équipage vainqueur se distinguera dès 2019 par une étoile arborée sur ses tenues et un Diam en or dans sa Grand Voile. Les classements seront établis afin de prendre en considération le nombre de concurrents inscrits sur chaque épreuve. Une procédure de reconnaissance auprès de la fédération internationale (World Sailing) est en cours. L’un des objectifs de ce World Tour est d’ouvrir le support à l’international et de donner de la visibilité aux équipages anglo-saxons.

Teva Plichart (Trésors de Tahiti) :
« C’est une idée intéressante car ça va dynamiser la classe et faire monter le niveau. Ça va aussi faire venir des étrangers. S’il pouvait y avoir, à terme, 40 ou 50 bateaux, ça serait super. Il y a trois épreuves au calendrier pour une première année, c’est bien et l’idéal serait 5 épreuves. »

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) :
« C’est une très bonne idée d’internationaliser cette classe. Ça fait du bien de naviguer dans des coins différents. Oman et Tahiti organisent des évènements et c’est bien que des gens s’inscrivent. Le Diam 24 est devenu une série exigeante et c’est bien de pouvoir s’entraîner sur un circuit avec un vrai classement. Cette série grandit, c’est un état de fait et elle évolue plutôt bien car elle est restée monotype. J’espère que l’on va voir arriver des gens d’Australie, d’Asie et du monde entier.